Il y a ce moment, enfin cette période du mois où tout bascule….

Tu ne sais pas exactement quand ça commence, mais tu le reconnais assez vite.

Ton humeur change, ta patience disparaît, et ton seuil de tolérance devient… très, très bas. Ce qui te semblait anodin quelques jours plus tôt devient soudainement insupportable ou au mieux difficilement supportable.

Et dans ces moments-là, une pensée revient souvent : 

“Je ne me reconnais plus.”

Le syndrome prémenstruel, ou SPM, est encore largement minimisé. On le réduit à des sautes d’humeur ou à une simple irritabilité passagère. Pourtant, ce qui se joue est bien plus complexe. Ton corps traverse une véritable phase de transition hormonale, qui influence directement ton cerveau, ton énergie et ta perception du monde.

En deuxième partie de cycle, après l’ovulation, la progestérone augmente puis chute. Les œstrogènes, eux aussi, fluctuent. Ces variations ont un impact direct sur certains neurotransmetteurs, notamment la sérotonine, impliquée dans la régulation de l’humeur.

Les hormones sont chamboulées

Lorsque la sérotonine diminue, tu peux ressentir plus facilement :

  • de l’anxiété,
  • de la tristesse,
  • ou une irritabilité inhabituelle.

Ce n’est pas une question de caractère. C’est une réponse biologique.

Ce qui rend cette période particulièrement déroutante, c’est le contraste avec le reste du cycle.

Tu passes d’un état où tout semble fluide à une phase où tout demande plus d’effort. Tes émotions sont plus intenses, ton énergie plus instable, et ton rapport à toi-même parfois plus critique. Cela peut être 24 à 48 heures avant tes règles, tout comme 1 semaine avant. Chacune étant différente, cela se manifestera plus ou moins tôt entre ton ovulatation et le début de tes règles.

Les fringales, notamment de sucre, sont également très fréquentes. Là encore, il ne s’agit pas d’un manque de discipline. Ton métabolisme augmente légèrement en phase prémenstruelle, et ton corps demande plus d’énergie. Le sucre devient alors une réponse rapide, même si elle n’est pas toujours la plus adaptée et donne la sensation de diminuer la fatigue, il t’apporte du réconfort.

Certaines femmes vivent cette phase de manière légère.

Mais pour d’autres, au contraire, elle devient envahissante, voire handicapante. Dans ces cas-là, il est important de ne pas banaliser. Un SPM intense peut être le signe d’un déséquilibre plus profond.

Parmi les facteurs aggravants, on retrouve souvent :

  • une carence en magnésium
  • un manque de vitamine B6
  • un stress chronique
  • une glycémie instable
  • une exposition aux perturbateurs endocriniens

Ce sont des éléments sur lesquels, il est possible d’agir !

Pas dans une logique de contrôle absolu, mais dans une approche de régulation.

Stabiliser la glycémie, par exemple, peut avoir un impact direct sur ton humeur. Intégrer suffisamment de protéines, éviter les pics de sucre, et maintenir une alimentation régulière permet de limiter certaines variations émotionnelles.

Le système nerveux joue également un rôle central. Plus il est sollicité, plus les symptômes peuvent s’intensifier. Apprendre à ralentir, à respirer, à créer des moments de récupération devient alors essentiel.

Mais au-delà des ajustements physiologiques, il y a un autre levier souvent sous-estimé : la compréhension de ton cycle.

Observer, noter, anticiper. Non pas pour te restreindre, mais pour t’adapter. Savoir que cette phase arrive, reconnaître ses signaux, et éviter de prendre des décisions importantes à ce moment-là peut déjà changer beaucoup de choses.

Parce que non, ce n’est peut-être pas le meilleur moment pour envoyer ce message que tu as écrit sous le coup de l’agacement. Ni pour remettre toute ta vie en question.

Quelques jours plus tard, ton regard sera différent. Et ce décalage, loin d’être une faiblesse, peut devenir un outil précieux si tu apprends à le connaître.

Le SPM n’est pas une fatalité

Le SPM n’est pas une fatalité. C’est une phase. Et comme toute phase, elle peut être comprise, accompagnée, et apaisée. En naturopathie, il y a plusieurs techniques qui peuvent t’aider dans ta démarche bien-être pour mieux vivre cette période de ton cycle si particulière.

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